Eduquer c’est répéter souvent, mais les parents qui donnent (parfois) des fessées répètent aussi. Je suis d’accord que l’usage abusif des fessées et gifles est très négatif, en particulier la gifle car je trouve que l’atteinte au visage est particulièrement humiliante. En revanche mon père nous a donné des fessées quand on faisait de grosses, grosses bêtises et s’il a pu parfois en abuser je le reconnais, je n’irai pas jusqu’à dire que "chaque coup portait atteinte à notre confiance en nous". Je pense que chaque enfant réagit différemment à ce type de punitions, et que s’il a par ailleurs une relation équilibrée avec l’adulte, il pourra parfaitement comprendre la nature de sa réaction. Je reste cependant d’accord sur le fait qu’il s’agir d’une faiblesse du parent qui ne parvient pas à maitriser ses nerfs et à trouver d’autres moyens d’agir. Ce que je trouve souvent abusif c’est d’assimiler ça à de la maltraitance, mes parents sont très aimants et ces moments de faiblesse n’ont pas pour autant entaché notre relation. A cet égard, je dirais que la violence verbale, se faire crier dessus jusqu’à être terrorisé peut être bien plus violent pour l’enfant que de se prendre une fessée (parfois un peu symbolique) sur le pantalon avant de filer dans sa chambre. Quand on parle de "fessée" ça recouvre des réalités différentes. Ensuite, je pense qu’à partir d’un certain âge (qui dépend de l’enfant, mais 4, 5 ans je dirais), un enfant retient très très bien les interdictions et sait quand il fait quelque chose d’autorisé ou non. Je ne dis pas ça pour excuser la dite fessée, mais c’est une réponse au fait que le cerveau de l’enfant soit censé être incapable de retenir une injonction une seule fois. Peut être qu’il oubliera, mais dans bien des cas les enfants sont surprenants par leur mémoire. Enfin, quant au souhait de voir la relation parent-enfant comme une relation d’égalité, horizontale… qu’entendez vous par là ? L’égalité existe au sens de la "valeur", l’enfant a droit à l’écoute et au respect, mais la relation n’est pas horizontale pour autant sinon la notion d’autorité n’existerait pas, hors l’adulte a besoin d’avoir cette autorité, car l’enfant est dans une phase d’apprentissage. Simplement, cette autorité doit se fonder sur autre chose que la puissance physique et l’intimidation pure.
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