"C’est ma faute".
Personnellement, oui, je pense que c’est "la faute" de l’enfant. Que je sache, quand j’étais jeune, ce n’était pas mon père qui allait jouer dans les armoires de vaisselle, mais bien moi.
S’il n’avait pas été autoritaire en me faisant comprendre que "assez, c’est assez", en m’asseyant de force sur la sécheuse et en m’ordonnant de ne pas bouger de là pendant 15 minutes, je crois qu’aujourd’hui je n’aurais pas du tout la même conscience morale. Je devais me dire quoi ? Ce n’est pas ma faute si je me retrouve puni ?
C’est aveugler son enfant ça, et ne jamais lui faire comprendre ses erreurs.
Par exemple, quand je regarde un de mes cousins plus jeune qui, je crois, n’a jamais été réprimandé, brusqué ou tout simplement réprimandé bien sévèrement, je me dis que j’ai beaucoup de chance d’avoir appris où se trouvait les limites de ce que moi, petit enfant, je pouvais faire.
Certes, marteler de coup de poing n’est pas "éduquer" un enfant. Mais la pichenette sur le front, la prise du bras ou la contention lorsque je pétais une crise à donner des coups de pied dans les murs ne m’ont pas traumatisés. Je ne suis pas sous anti-dépresseur, je n’en veux pas à la terre entière, je n’ai pas peur de tout et je ne me balance pas d’avant en arrière en me bouchant les oreilles dès que j’entends une dispute éclater.
Je ne prêche rien, je dis seulement qu’il faut savoir en prendre et en laisser.